Je suis tranquillement assis dans le métro sur une banquette que l’on nommera biplace. Je suis absorbé par un livre de Eric Emmanuel Schmidt.

lio1

C’est alors qu’elle vient s’asseoir à côté de moi, et qu’elle occupe ainsi la place libre de la banquette biplace.

Elle se frotte ou colle contre moi : épaule contre épaule, bassin contre bassin et cuisse contre cuisse. Un furtif coup d’œil sur ma droite : elle est de constitution physique moyenne et n’a pas l’excuse de prendre plus que la place normalement réservée à toute personne saine de corps (et d’esprit).

Elle en rajoute en cherchant à l’occasion des affaires dans la pochette de son manteau, me frottant cette fois-ci jusqu’au beau milieu de la partie antérieure de mon buste.

Arrêt du métro à une station ; j’en profite pour m’écarter généreusement. A peine une minute s’écoule qu’elle reprend la même position initiale.

Ce n’est pas la première et certainement pas la dernière jeune femme à se comporter ainsi.

Que viennent-elles chercher dans cette circonstance ? Un peu de réconfort dans leur tête, s’imaginer un instant contre un amoureux. Ou encore, se rendre compte de l’effet qu’elles peuvent faire sur le genre masculin.

Je ne suis pas dans leur peau et je ne peux répondre pour elles.