Histoires partielles et partiales

14 juin 2016

Lectrice (1)

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Vous ne m’avez pas cru, et maintenant vous l’aurez. Par cru, j’entends le sens « crudité » et non pas « croire ». N’allez pas imaginer que c’est mon virage bio.

Il s’agit tout simplement d’autres histoires que j’avais conservées sans vouloir les publier.

Une façon de classer les histoires par catégories, comme Simenon classait certains romans en « dur » : ceux avec une intensité dramatique forte.

Je suis avant tout quelqu’un de cérébral, parce que j’aime imaginer et aussi parce que, sans âme, je ne ressens rien quelque soit l’endroit. J’attends alors que le vent tourne, que les choses deviennent plus intéressantes.

J’avais envie d’une liseuse inconnue; qu’elle vienne me lire des textes de son choix. Seule condition : que cela soit bien écrit et que cela soit entouré d’esthétisme. Je me mis en quête d’une jeune femme ; je cherchai plusieurs semaines et je trouvai enfin celle qui semblait correspondre à mes attentes. En ayant discuté avec elle au téléphone, j’ai accroché à sa voix et j’ai senti qu’elle était dans le même trip que moi. Etudiante en master de lettres classiques à la Sorbonne, se destinant à l’enseignement supérieur. Tout concordait apparemment.

Je lui fixai rendez-vous au milieu de la semaine en début d’après-midi à la sortie d’une station de métro. A chaque groupe qui sortait du métro, je dévisageai celles qui semblaient lui correspondre et finalement, c’est elle qui me reconnut. Nous fîmes route côte à côte pendant 5 minutes environ (ainsi nous ne nous sommes pas vraiment dévisagés). Elle eut un moment d’hésitation avant de s’engouffrer dans mon immeuble. Finalement, elle me suivit à cause du sourire que je lui avais adressé quand elle m’aborda à la sortie du métro ; cela l’avait mise en confiance.

Quelques étages plus hauts, nous pénétrions dans mon appartement. Je pus alors la dévisager et contempler sa silhouette à loisir. Brune aux yeux noirs, petit visage souriant et fin. Corps menu et taille moyenne. Elle portait une robe noire garnie de très petits pois blancs. Je lui suggérai de s’asseoir tandis qu’elle faisait le tour de la pièce avec ses yeux. Elle ne me fit pas de remarque sur le décor mais elle avait dû rapidement intégrer le décor dans sa tête.

Je lui avouai qu’elle était la première jeune femme à qui je demandais une telle chose ; je lui expliquai à nouveau que je lui laissais carte blanche sur les textes. Elle avait amené quelques livres érotiques. Je me souviens de cette histoire d’une jeune femme emmenée à plusieurs reprises par une de ses amies chez un inconnu, les yeux bandés sans qu’il la touche. Je me souviens également de celle ou une femme rencontrait son maître avec le seul désir d’être fouettée. Je me rappelle aussi de ces poèmes d’Apollinaire aux mots enchanteurs et sensuels.

Ce n’était pas la première fois qu’elle « lisait ». Elle m’a raconté ses « fois précédentes », toutes différentes. Les avaient-elles inventées ? En tout cas, elles étaient féériques et poétiques. Je me souviens surtout de cet homme qui avaient voulu qu’elle lui lise la pièce Bérénice et qui avait pleuré lorsqu’elle fut arrivée à la dernière ligne de la pièce.

Je perçus à travers ce qu’elle disait qu’elle éprouvait un plaisir à jouer la lectrice ; elle aussi, le faisait pour assouvir son propre fantasme autant que pour voir la réaction de ceux chez qui elle se déplaçait. Elle me confia que dans la vie, elle aimait être regardée par les hommes, elle aimait voir que, selon la tenue qu’elle avait choisi de porter, les hommes réagissaient toujours de la façon qu’elle avait prévue. Elle me fit tout un récit sur les incidences de la forme et de la profondeur du décolleté : elle me cita les regards à la dérobée, pour balancer les yeux vers la naissance de sa poitrine.

Je me résolus à être sage cette première fois, parce que je suis de nature sage et aussi parce que j’aime observer avant de proposer et de faire. C’est d’ailleurs elle qui me dit qu’un peu d’alcool l’aurait aidée. Je pensais et lui proposai des alcools forts.

- Du vin blanc, cela serait parfait me dit-elle.

- Très bien, j’y penserai la prochaine fois, car je veux une prochaine fois lui dis-je. Cela sera la semaine prochaine, même jour, même heure.

- Parfait me dit-elle.

Et nous nous quittâmes ainsi. J’avais envie d’être 8 jours plus vieux.

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19 avril 2016

Où ça ?

Quelqu'un a déjà été à Bouliac ?

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05 mars 2016

Etrange ressenti.

Depuis bientôt près de 2 ou 3 semaines, cette personne parcours quotidiennement quelques billets de mon blog, à toute heure du jour et de la nuit. Tous différents à chaque fois.

C'est étrange et mystérieux à la fois de voir ses écrits consultés comme un feuilleton avec des épisodes.

Je suis intrigué et en même temps fasciné par le fait d'être lu, d'autant plus que je n'ai aucun commentaire.

Je crois que c'est cette deuxième facette qui me pousse à écrire. J'écris pour moi, pour la magie de l'histoire dans l'enrobage des mots. Mais aussi pour faire passer ma sensibilité artistique à travers les histoires que je raconte aux inconnus qui vont me lire.

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23 décembre 2015

Belle et intelligente (un conte de Noël)

Parce que chaque année, Noël a toujours son côté magique qui transforme les gens, les choses et nous les fait voir sous un aspect poétique, je n'ai pas résisté au plaisir de publier à nouveau ce conte.

Et puis aussi et surtout, parce qu'un conte se relit au fil des ans, sans qu'on s'en lasse.

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C’était l’année dernière; c’était le matin et c’était dans le métro.

Une de ces nouvelles stations aux allures de décor de bandes dessinées futuristes ; avec plein de tubes et de courbes; beaucoup de volumes pour donner la sensation de se trouver dans un espace énorme d’y être bien.

Je descendais donc l’escalator à la station Chatelet, exactement la ligne 14 pour les initiés. Je m’apprêtais à m’asseoir sur un banc lorsque je l’aperçus, prostrée sur son siège. Elle était engoncée dans son caban bleu marine duquel dépassaient une paire de collants de laines rouge bordeaux. Elle avait une mine défaite. S’apercevant que je la regardais, elle me fixa et me dit : « Bonjour !». Je lui répondis « Bonjour !» en ajoutant « Vous avez l’air triste ».

 

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« Je n’ai pas l’air triste, je suis TRISTE » me répondit-elle.

« Qu’est ce qu'il se passe ? » lui demandai-je ?

« Je suis seule et je n’arrive jamais à garder quelqu’un » me dit-elle.

« Pourtant, vous êtes belle et intelligente », lui répliquai-je.

« Alors aimez-moi » me dit-elle.

« Je ne peux pas aimer la terre entière » lui dis-je, « même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque ».

« Alors trouvez-moi quelqu’un puisque je suis belle et intelligente » me lança-t-elle.

« Nous ne sommes pas loin de Noël mais je ne m’appelle pas le père Noël » lui dis-je.

Il se trouva qu’un type assis juste aussi à côté de nous écoutait la conversation et souriait.

J’en profitais aussitôt pour l’aborder et lui demander de confirmer qu’elle était belle et intelligente. Ce qu’il fit volontiers avec un sourire plus large encore.

Elle éclata de rire.

Je dis tout de go à cette fille : « Ca y est, j’ai trouvé votre homme ».

Je demandai au type de s’asseoir à côté d’elle ; il s’exécuta. Mon métro arrivait ; je leur dis «Coucou les tourtereaux», amusé.

Le père Noël avait distribué son premier cadeau … avec un peu d’avance.

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21 décembre 2015

Boucle

Elle en avait souvent parlé. Elle disait qu’elle n’avait jamais encore découvert ce continent et qu’elle voudrait en connaître l’ambiance.

Elle avait laissé passer l’été et était partie début novembre. Nous l’avions conduit à l’aéroport Charles de Gaulle pour un vol de nuit.

Dès qu’elle fut arrivée, elle nous raconta l’ambiance. Elle avait tout de suite aimé.

« Bangkok était encore plus magique que ce que j’avais pu imaginer », nous dit-elle. Elle avait prévu d’y rester au moins un mois. Elle n’avait pas acheté de billet de retour à date fixe. Après, elle verrait bien.

La dernière fois qu’elle m’appela, elle se trouvait dans le nord du pays, près du Cambodge et du Laos ; l’endroit qu’on appelle je crois le triangle d’or.

Les 4 semaines touchèrent à leur fin, puis les autres semaines s’écoulèrent sans qu’elle donne signe de vie. La vie devait être douce et le temps s’écouler lentement, très lentement.

Un soir, je reçus un appel téléphonique. On avait trouvé son téléphone avec mes coordonnées dedans.

« Hi Mister » me dit-il en anglais. Je lui répondis et entamai le dialogue chacun avec son accent local respectif.

« Oui, je connais bien cette personne, oui c’est ma sœur »

« Voilà », me confia-t-il, « on a retrouvé le téléphone de votre sœur dans un sac », Il y avait aussi une paire de lunettes, un stylo et un bloc-notes de papier »

« Nous avons trouvé également une facture d’un magasin de Chiang Mai pour une montre Rolex».

J’attendais la litanie descriptive du contenu de son sac, me demandant où il voulait en venir. Je pensais qu’il m’appelait pour une affaire de trafic et lui posai la question.

« Non, monsieur ; il ne s’agit pas de cela »

« Voilà : on a retrouvé le corps d’une femme européenne il y a 2 jours près d’une rivière. Elle portait une montre et celle-ci avait le même n° de série que la facture qui se trouvait dans le sac. »

Un rictus sortit de mes lèvres ; mon cerveau fonctionna à la vitesse de la lumière. J’ai tout de suite réalisé.

Elle venait d’avoir 50 ans et je me dis qu’elle n’avait pas raté sa vie

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06 janvier 2015

Transport amoureux.

Prenant très souvent une ligne de train qui dessert les aéroports parisiens, j’ai le temps de me livrer, lorsque je ne lis pas, à l’observation favorite du passager désœuvré : mater les autres personnes qui se trouvent dans le même wagon que soi.

Je regarde particulièrement ceux qui ont des bagages. J’ai fait le constat systématique que les gens qui partent n’ont pas la même attitude, n’ont pas la même façon de s’habiller, de se mouvoir, de parler. Je pense particulièrement à toutes ces femmes qui sont en route et  qui vont s’envoler dans quelques heures.

Elles portent déjà en elles cette légèreté dans le regard, cette désinvolture dans la façon de séduire : beaucoup de couleurs dans les tissus, des chemisiers ouverts négligemment, des jupe courtes et attirantes. Un regard qui reflète l’envie, la conquête et la sensualité, le goût de mordre dans la vie.

Je les regarde et j’ai très souvent de partir avec elles lorsque j’accroche un regard. J'ai envie de les aborder, leur demander vers quels endroits elles partent, que vont-elles y faire. Mais j’ai peur de passer pour un affreux dragueur.

Ah, Cette magie de quelque chose d’à peine naissant, de bref et éphémère, qui vous fait imaginer des histoires !

T’es belle quand tu pars !

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01 avril 2014

J'ai mes règles.

Quand quelqu'un me narre ses infortunes amoureuses, cela me rappelle une réflexion que je me suis faite un moment et à laquelle je pense systématiquement dans ce genre de circonstances.

Est-ce que je me vois présenter cette personne à mes amis et à ma famille ?

Qu'est-ce qui m'a attiré la première fois où je l'ai vue ?

A partir de ce constat, tout est simple.

Mais comme je pense également que l'amour obéit à tout sauf à la logique, tout ce que j'ai écrit depuis le début de ce billet s'annule.

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20 février 2014

Entre deux eaux.

Lorsque j’allais à la piscine, je la croisais fréquemment. Ma première vision fut celle de son visage qui dépassait de l’eau. Un visage à la peau claire, des yeux brillants marron, clair également. De ses cheveux, seules quelques mèches dépassaient de son bonnet blanc et bleu.

Comme nous nous croisions  au milieu de la piscine, il fallait attendre 50 mètres pour que je puisse la regarder à la dérobée; ce qu’elle ne manquait pas de faire de son côté.

A chaque fois, j’attendais qu’elle sorte de la piscine pour contempler sa silhouette qui ne me rendait pas insensible.

Le manège se reproduit plusieurs fois avant que je ne me décide à l’aborder lorsqu’elle faisait une pause à un des bouts de la piscine. De brèves discussions qui me laissaient sur ma faim et qui de ce fait pimentaient davantage l’envie de la connaître plus.

A chaque fois, c’était des bouts de conversations de 30 secondes à une minute maximum. Je n’arrivais pas trop à la cerner. A chaque fois, j’avais la sensation de la découvrir pour la première fois.

Un mois après cette première rencontre, je me lançais et l’invitais à s’attendre à la sortie de la piscine. Elle refusa en prétextant qu’elle avait un autre rendez-vous juste après et qu’elle était, en plus, déjà très en retard.

- Une prochaine fois alors ?

- Pourquoi pas ?, me répondit-elle

Deux semaines se passèrent sans que je l’aperçoive ; c'était elle à nouveau. Grands sourires ; réponse réciproque.

- Etes-vous toujours très occupée comme la fois précédente ?

Elle me répondit avec ses yeux, l’air interrogatif et surprise.

- Non, pas plus occupée que les autres fois, me répondit-elle. Pourquoi ? ajoute-t-elle

- Parce que mon invitation tient toujours, lui dis-je.

- Ha ! Vous ne m’avez jamais invitée. Vous devez faire erreur

Je pris sa dernière phrase pour un message de ne pas réitérer mon invitation.

Le manège aquatique se prolongea ainsi comme les premières fois, au rythme des longueurs de bassin.

Une saison passa lorsqu'un événement inattendu se produisit. Je la croisai au milieu du bassin et à peine arrivé au bout du couloir, je la croisai à nouveau.

Pas possible qu’elle m’ait presque rejoint en une seule longueur ! J’ai dû rêver.

Je reprends ma nage et je la croise à nouveau au milieu du bassin. Cette fois, je me prends à me demander si je ne suis pas fou, si mon obsession me fait croire que je la vois alors qu’elle n’est pas là. Et de nouveau, une longueur de plus, et je la revois à nouveau juste derrière moi.

J’en ai le souffle coupé. Je m’arrête cette fois au bout de la ligne et elle me dépasse donc en faisant une longueur dans le sens inverse. Je la regarde filer et voilà qu’une autre fille arrive, identique.

Je réalise soudain que j’avais affaire à 2 soeurs jumelles.

Je me suis alors rendu compte que j’avais parlé avec chacune d’entre elles successivement en croyant que je parlais à la même personne.

J’ai compris à présent pourquoi elle m’avait dit que je ne l’avais jamais invitée.

Et du coup, je ne savais plus qui j’avais invitée ; et je ne savais plus quoi leur dire à chacune d’entre elles. Jouaient-elles de leur ressemblance vis-à-vis de moi ? En avaient-elles parlé ensemble ?

Je vais leur poser la question la prochaine fois.

Un conseil : faites attention quand vous draguez 2 sœurs jumelles !

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24 décembre 2013

 

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C’était l’année dernière; c’était le matin et c’était dans le métro.

Une de ces nouvelles stations aux allures de décor de bandes dessinées futuristes ; avec plein de tubes et de courbes; beaucoup de volumes pour donner la sensation de se trouver dans un espace énorme et d’y être bien.

Je descendais donc l’escalator à la station Chatelet, exactement la ligne 14 pour les initiés. Je m’apprêtais à m’asseoir sur un banc lorsque je l’aperçus, prostrée sur son siège. Elle était engoncée dans son caban bleu marine duquel dépassaient une paire de collants de laine rouge Bordeaux. Elle avait une mine défaite. S’apercevant que je la regardais, elle me fixa et me dit : « Bonjour !». Je lui répondis « Bonjour !» en ajoutant « Vous avez l’air triste. ».

« Je n’ai pas l’air triste, je SUIS triste » me répondit-elle.

« Qu’est ce qui se passe ? » lui demandai-je ?

« Je suis seule et je n’arrive jamais à garder quelqu’un » me dit-elle.

« Pourtant, vous êtes belle et intelligente », lui répliquai-je.

« Alors aimez-moi » me dit-elle.

« Je ne peux pas aimer la terre entière » lui dis-je, « même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque ».

« Alors trouvez-moi quelqu’un, puisque je suis belle et intelligente » me lança-t-elle.

« Nous ne sommes pas loin de Noël, mais je ne m’appelle pas le père Noël » lui dis-je.

Il y avait par hasard (?) un type assis juste aussi à côté de nous qui écoutait la conversation et souriait.

J’en profitais aussitôt pour l’aborder et lui demander de confirmer qu’elle était belle et intelligente. Ce qu’il fit volontiers avec un sourire plus large encore.

Elle éclata de rire.

Je dis tout de go à cette fille : « Ca y est, j’ai trouvé votre homme ».

Je demandai au type de s’asseoir à côté d’elle ; il s’exécuta. Mon métro arrivait ; je leur dis « Coucou les tourtereaux ! », amusé.

Le père Noël avait distribué son premier cadeau … avec un peu d’avance.

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12 août 2013

La Rancœur (ou "De l’incompréhension entre la beauté et la laideur")

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L’action se déroule dans une ville du sud de l’Europe, au bord d’une plage et sous les pins. Il fait chaud. Les personnages sont très légèrement vêtus.

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(la Belle déambule devant un Garçon qui la regarde, la Moche assiste à la scène)

Le Garçon : La Belle, je te regarde et je voudrais que le temps s’arrête pour te contempler à l’infini. Ta silhouette est très excitante.

La Belle : Tu peux rêver. Mais je ne vais pas mettre un col roulé et mourir de chaud, à cause d’un obsédé comme toi.

La Moche (à la Belle) : De quoi te plains-tu ? Je te donne ma place si tu veux. Si tu en as marre d’être belle, tu n’as qu’à t’enlaidir. Et on te laissera tranquille.

Acte unique, scène 2

Le Garçon (à la Moche) : Belle ou moche, vous me convenez toutes.  Et toi aussi, tu m’attires.

La Moche : Finalement, je préfère être comme je suis. Au moins on me fiche la paix.

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19 juillet 2013

Sous-sols

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Quand il fait chaud comme en ce moment, ce que je déteste le plus ce sont les sous-sols du métro. Certes, c’est la période où l’on y côtoie de ravissantes personnes vêtues du strict minimum (minimum qui fond comme une peau de chagrin au fil des années).

 Pour lutter contre cette dureté, il y a celles qui boivent  (mais ne pas se fier aux apparences) :

Il y aussi celles qui collent

Et puis il y a celles qui vous prennent au mot.

Heureusement qu’elles sont là.

Allez, j’y retourne !

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02 juillet 2013

Correspondance

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J’avais connu son blog tout simplement en consultant les nouveautés de Canalblog. J’avais tout de suite accroché. Et comme à l’accoutumé, lorsqu’un texte me plait, j’y laisse un commentaire, à chaud. Hier soir, coïncidence je regarde une émission sur le cinéaste Luis Buñuel. Sur les lieux de tournage, il laissait 3 secondes aux acteurs pour donner leur avis. Après, c’était trop tard. Il agissait en ce sens pour que ce soit la sensibilité qui parle et non la raison.

Parfois, je regrette ce que j’ai commenté mais jamais pour son contenu, car je préfère commenter ainsi, selon mon humeur. Je regrette parfois la forme, une tournure de style, un mot employé.

Elle avait été voir mon blog ; elle avait aussi accroché puisqu’elle avait lu mon blog par petits morceaux, par petites bouchées.

Elle me répond : « Bonjour, j’ai également été lire ton blog. J’adore, et je m’y retrouve. »

Plusieurs mails s’ensuivent car les commentaires sont trop étroits pour les sujets que nous avons à échanger.

La fréquence augmente également ; nous en sommes très vite à plusieurs mails par jour.

Les sujets abordés débordent le simple blog. Nous nous trouvons des points communs.

Des intuitions se dégagent.

Le hasard fera même qu’un jour, nous publierons un billet sur le même thème.

Nous nous suivons par écrit dans le quotidien : temps, lieu.

Je ne dispose visuellement que d’une photo d’elle. Il s’agit d’un autoportrait pris de loin dans un endroit qui est une chambre. Cette photo me fait penser au verso de la pochette d’un album de Leonard Cohen qui s’appelle « Songs from a room ». On y voit une fille, vêtue d’un drap enroulant son buste ; elle est, je crois, en train de taper sur une machine à écrire. La composition est différente mais l’atmosphère qui s’en dégage est la même à mes yeux.

De cette image, nait une sensation intime, poétique, calme et faite de textes forts, poétiques doux et chaleureux.

Peu à peu les échanges semblent plus faciles. Chacun s’ouvre avec envie et plaisir.

J’ai la sensation d’avoir du temps, de ne pas compter, de ne pas être dans l’urgence. L’envie de vouloir goûter à tous ces moments tranquillement, avec d’infinis détails et de passer à autre chose uniquement lorsque l’envie ou l’occasion s’en feront sentir.

Le plaisir est double dans l’instant et aussi dans celui de savoir qu’on dispose de temps et qu’il n’y a pas d’enjeu.

Ce n’est pas de la séduction mais une complicité, une harmonie franche, gaie et saine.

Je goûte au temps qui devient beau. Dès lors, tout est plus facile. L’air chaud qui m'environne, me décontracte. La clarté emplit mes yeux et positive.

Ce n’est jamais évident de bien connaître quelqu’un à travers son écriture. On brosse le personnage à son image. Et on se l’imagine certainement un peu comme on voudrait qu’il soit. La vraie personne doit être un mixte des deux.

Cependant, avec elle, je pense que c’est une belle façon de l’appréhender, d’éviter les faux semblants en se donnant inconsciemment le beau rôle et ainsi de ne pas se mettre des barrières ou des pudeurs ; ce qui est la tendance naturelle lorsqu’on parle avec quelqu’un. Ici, l’écriture donne un parler vrai qui me ravit.

Notre relation a désormais également empli nos rêves ; des impressions, des sensations, des allégories. C’est difficile de tout interpréter.

J’aime cette musique qui laisse la place à l’imaginaire. Je voudrais que cela demeure ainsi, même si un jour j’ai l’occasion de lui parler ou de la rencontrer.

J’aimé écrire, elle aussi. C’est une des formes d’expression communes.

A cet instant, j’ai une impression d’infini et de liberté.

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28 juin 2013

Choc

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Il y a des gens qui ont des passions : le sport, la musique, etc. Ca n’a jamais été mon cas. Je ne me suis jamais empêché cela, mais je crois que :

- d’une, je me lasserai vite de faire la même chose,

- et de deux, je n’aime pas dépendre de qui ou quoique ce soit.

Mon indépendance et ma créativité en souffrirait.

Ainsi, je n'ai jamais fumé, jamais été non plus un buveur d’alcool. Par contre, je reconnais avoir une faiblesse pour le chocolat. Je sais que je pourrais me faire corrompre avec du chocolat (lait ou noir). C’est mon point faible, mon talon d’Achille.

Et lorsque je ne sais pas quoi offrir, je sais que, si je viens avec du chocolat, je ne ferai pas chou blanc.

Pourquoi touche-t-on à chaque fois dans le mille avec le chocolat ? Ce n’est pas le sucre qu’on mélange avec le cacao, ce n’est pas la graisse de cacao qui fond dans la bouche. C’est cette nuance indéfinissable qui reste sur la langue, qui irrigue le palais et qui instille une douce couche sur la paroi de l’estomac.

Je peux classer facilement les amoureuses de chocolat. Il y a les partisanes du « noir ». Elle sont généralement plus intello, plus artistes, plus cérébrales. Celles qui vont se jeter sur celui au « lait », sont plus légères, plus futiles, plus extraverties.

Si cela ne correspond pas exactement à la réalité, j’ai retrouvé ces tendances parmi toutes celles que j’ai pu côtoyer.

Mais c’est encore plus subtil que ça, sinon on serait dans la caricature. J’ai comme la sensation que les aficionados du « noir » fument davantage que celles du « lait ».  Que celles du « noir » sont plus dominatrices que celle du « lait ». Que celles du « lait » aiment beaucoup manger des bonbons.

Mon cœur balance entre les deux chocolats. J’ai été beaucoup « lait », j’ai tendance à présent à être surtout « noir ». Si ma théorie est exacte, il faudra que je vérifie si les femmes que je côtoie actuellement correspondant aux caractéristiques que j’ai évoquées plus haut entre les « noir » et les « lait »...

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23 juin 2013

A guichet fermé

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Je ne prends pas souvent la route avec ma voiture. Par contre, quand c’est le cas, je n’aime pas passer beaucoup de temps dans ma voiture. Lorsque je le peux, je privilégie l’autoroute.

Puisque j’emploie le mot « perturbé », il y a malgré tout quelque chose qui me chagrine et me désole tout au long du parcours. C’est le côté automatique des péages. Déjà que j’avais horreur de mettre ma carte dans une fente pour voir la barrière se lever, j’exècre encore plus le fait de passer le péage sans avoir même à ralentir puisque mon badge télépéage me permettra de le faire.

Lorsqu’on roule des dizaines de kilomètres, j’apprécie de savoir que je peux m’arrêter à un péage manuel, où je pourrais payer avec des billets, présenter ma carte de crédit, discuter quelques secondes avec la personne du guichet.

Si je n’ai pas l’habitude de faire des chroniques autoroutières ou encore moins de la sociologie de la population française, vous allez vous demander où je veux en venir. Ne craignez rien, je ne sortirai pas encore aujourd’hui de mon sujet de prédilection, de ma matière d’observation.

Hé bien oui. Qu’est ce qui peut me motiver à faire encore 20-30-50 kilomètres avant de m’arrêter si ce n’est la surprise que va me réserver la personne qui sera au péage. Etant entendu qu’il s’agit le plus souvent de la gente féminine, c’est la principale motivation qui me fait emprunter la file des péages manuels. Sera-t-elle brune ou blonde ? Maigre, sportive ? Avenante, taciturne ?

Lorsque je vais en Normandie, je suis chanceux. J’ai droit à 4 péages successifs. Le plus souvent, je ne suis pas déçu. Si j’ai droit au réglementaire « bonjour, merci, au revoir » ; je m’arrange pour pimenter la conversation en payant avec de la monnaie. Outre le contact de la main à la main, je peux appuyer le regard, échanger quelques paroles. Je me prends à imaginer la vie de cette guichetière lorsque j’ai passé la barrière : qui est-elle ? Que vit-elle ?

Voilà un bel exemple de déshumanisation. Et je me prends à m’imaginer prendre la tête du mouvement contre l’automatisation des péages.

Messieurs qui me lisez, faites la grève des péages automatiques, placez-vous avec moi dans la file des péages manuels. Et je suis certain que nous obtiendrons rapidement gain de cause

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19 juin 2013

Fidèle.

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Il (ou elle) me lit presque chaque jour depuis un an. Je ne sais rien d'autre, à part qu'il est de la région de Toulon.

Au début, j'étais intrigué. Je me demandais qui pouvait venir régulièrement me lire. Et puis je me suis habitué. Je dois même ajouter que je me demandais parfois, lorsque je ne voyais plus trace de son passage, ce qu'il avait pu lui arriver.

Mais ce lecteur est revenu imperturbablement.

Depuis de longs mois, j'écris moins sur mon blog. La fréquence des billets s'est espacée. Et pourtant, sa visite quasi-quotidienne n'a pas cessé.

Je te salue lecteur fidèle.

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13 juin 2013

Nuit grave

C’est une histoire qui date de quelques années. J’y ai repensé cet après-midi en évoquant le fait qu’après avoir été 2 ans sans télévision, j’avais été définitivement converti à la radio.

Et mes endormissements se font le plus souvent en écoutant la radio.

Cette histoire a paradoxalement pris naissance avec de la vidéo. J’étais, entre autres, chargé de faire des courts films pour mon entreprise : 5 minutes environ. Films dans lesquels je faisais passer quelques messages à destination du réseau commercial. Je prenais, je le reconnais un certain plaisir à être mis en image même si mon apparition nedurait que quelques dizaines de secondes. Une envie de se mettre en scène, d’être connu par cette « performance ».

J’aimais bien préparer minutieusement le tournage (scenario, script, validation du montage etc.). Aussi, je travaillais avec une journaliste qui m’aidait dans l’aspect rédactionnel. J’accompagnais toute l’équipe (enfin 2 personnes en plus d’elle : cadreur et preneur de son). Notre collaboration s’étala sur près de 2 ans.

Elle était pigiste et avait donc plusieurs activités que je ne connaissais pas a priori et dont elle ne m’avait pas parlé.

Je me suis totalement  éloigné de ce qui m’amène à vous raconter cette histoire, à savoir la radio ; mais il fallait bien planter le décor.

Elle était brune aux cheveux châtain foncé ourlés, et avait des yeux bleus foncés. Une silhouette ample, pulpeuse et  séductrice. Mais rien d’inapproprié ne se passa. J’essayais toujours, dans le cadre professionnel, de rester à l’écart de la tentation.

Je reviens donc à mon goût pour la radio, y compris au milieu de la nuit lorsque je me réveille. Je passe les différentes stations en revue, spécialement celles où les gens parlent.

Et un soir, un balayage d’ondes m’amène sur France Info et au moment du flash. Quelle n’est pas ma surprise d’entendre sa voix dont je connaissais les intonations par cœur. C’était quand même surprenant de l’entendre passer en revue l’actualité du jour. J’avais en plus l’habitude de l’entendre converser sur des sujets plus « entreprises ».

frinfo

Pour l’intriguer, lorsque nous avons rendez-vous pour un film, je la titille sur sa voix. Je lui dis qu’une voix est aussi, voire plus importante, qu’un visage. Et que c’est ce qui doit participer à un certain talent ; talent que je lui trouve. Elle est surprise, ne sachant pas que je fais allusion à ses activités radiophoniques.

J’enchaîne en lui avouant que je l’ai entendue à la radio une nuit et que ce fut un doux accompagnement nocturne que d’entendre sa voix. Outre les actualités, c’était une merveilleuse musique que de prendre connaissance du temps qu'il fera demain par sa voix chaude.

Je savais  déjà qu’elle me cherchait un peu. Notamment et à plusieurs reprises, elle m’avait proposé de faire route commune en voiture avec elle pour le reportage ; ce que j’avais toujours refusé.

Depuis cette nuit-là, je ne dirai pas que je suis devenu accro à France Info mais, lorsque j’allumais ma radio en pleine nuit, c’était systématiquement pour me mettre sur France info. Hélas pour moi, elle n’assurait  la nuit que certaines journées. De l’envie sans succès de l’entendre naquit la frustration.

Un soir, au cours d’un flash, elle fit allusion indirectement à moi en citant mon prénom et parlant de talents particuliers des hommes qui portent ce prénom  avec des détails qui me concernait. Je devinais qu’elle l’avait fait à dessein.

Le lendemain après-midi, je trouve un prétexte pour lui téléphoner. J’avais pourtant attendu 15h puisqu’elle avait terminé vers 5h du matin, je l’avais réveillée. Je lui ai dit qu’elle savait aussi raconter de belles histoires ; et que toute la France nocturne devait se pâmer en écoutant ses bulletins. Je la sentais sourire au téléphone.

Sans que cela soit prémédité, nous nous retrouvâmes en fin de journée juste à côté de chez elle. Je me souviens de l’endroit : c’était un restaurant de poisson près des Halles dans une petite rue piétonne. En sortant du restaurant, je ne sais pas ce qui m’a pris d’accepter son invitation chez elle. Nous y restâmes peu de temps car elle enchainait sur la nuit suivante et devait être à la rédaction vers 22h.

 Le jeu des flashes à message se poursuivit pendant de longs mois. C’était parfois en rapport avec nous, parfois aussi en rapport avec notre prochaine vidéo. Je lui répondais par messages interposés que je laissais sur son téléphone fixe et qu’elle découvrait au petit matin en rentrant chez elle.

Nous nous perdîmes de vue lorsque notre collaboration cessa.

Je guettais en vain sa voix sur les ondes. Je ne savais plus comment la joindre.

Un jour pourtant (et la boucle est bouclé avec l’aspect vidéo), j’entendis à nouveau sa voix à la télévision. C’était au journal de France 2, un samedi midi, je me souviens très bien. Il s’agissait d’un reportage sur le pape. Son nom apparut à la fin du reportage ; c’était bien elle.

Je devins un furieux téléspectateur du journal de France 2. Jamais je ne l’entendis à nouveau. Je revins donc à ma chère radio.

Alors, de temps en temps, lorsque j’écoute les infos la nuit, je pense à toutes ces journalistes nocturnes que je sais pigistes, jeunes et pleins de fantaisie qui ne demandent qu’à s’exprimer par ailleurs.

Mais je pense aussi à elle qui était souriante, vive, spontanée, saine et assumant ses désirs.

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05 avril 2013

Fais-moi mal !

Cela fera pile deux mois que je vais la voir pratiquement chaque semaine.

- " Fais-moi mal " lui dis-je.

Pendant ce temps-là, à travers ma mâchoire engourdie, la douceur de ses seins pressés contre ma joue me procure un bien-être intense.

Il s'agit d'une relation tarifée …

.. remboursée par la sécu.

Je voulais parler de ma dentiste.

Posté par arigondas à 15:37 - Commentaires [11] - Permalien [#]
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20 mars 2013

Ca colle.

Elle est assise à la même terrasse que moi. Elle a un sac immense duquel elle sort un livre et une trousse.

De cette trousse, j’aperçois  des stylos de différentes couleurs, un stabilo rose, une gomme et un bâton de colle.

Elle ouvre son livre, commence à lire. Puis elle retourne son livre sur la table. Elle ouvre à nouveau sa trousse ; elle en ressort le bâtonnet de colle. Elle le dévisse et le porte à sa bouche.

Nous somme le matin, il est à peine 9 heures. Elle est sans doute à peine réveillée mais ce n’est pas une raison pour se coller la bouche. Elle s’y met avec application. Puis revisse le bâtonnet et le range dans son sac.

Je suis interloqué ; elle passe sa langue sur ses lèvres avec délectation.

Après tout, quel endroit plus pratique pour ranger son bâtonnet à lèvres sans avoir à le chercher des heures !

C’est ce que j’en conclus a priori.

Mais a posteriori, une idée me vient en tête. Après tout, lorsque j’étais petit, j’aimais bien manger de la colle blanche. Elle est peut-être encore accro !

Avec ma sympathie éternelle.

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09 décembre 2012

Cercles

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La piste était ronde et mesurait exactement 5 mètres de diamètre. Ce n’était pas mon œil qui avait évalué. La meneuse de revue l’avait annoncé au début du spectacle.

- C’est la règle, a-t-elle dit. Qu’il soit petit ou grand, la piste d’un cirque a toujours la même taille.

L’éclairage était tamisé pour ne pas dire clair-obscur ; la lumière passait du verdâtre au rouge écrevisse. Il faisait à peine chaud. Heureusement que j’avais conservé mon manteau sur moi. Il y avait aussi cette musique indienne lancinante qui m’a achevé d’être emportée par elle.

Elle était apparue au début du spectacle. Ses longs cheveux noirs ressortaient sur sa peau dorée. Son buste était recouvert d’un maillot à paillettes dorées. Et son regard qui faisait le tour de l’arène transperçait l’auditoire. Elle entama une danse du ventre. Puis avec un de ses pieds, elle prit un cerceau qu’elle amena autour de la taille. Un deuxième encercla ses jambes. Puis deux autres encore qui lui donnèrent un côté féérique et magique.

Pour faire tourner les cerceaux, ses hanches allaient et venaient, ses jambes se pliaient et se tordaient et bientôt, ses bras levés au ciel finirent par me capturer.

Cet après-midi, à un rythme régulier, son regard me fixait l’espace d’un instant.

Elle m’avait repéré ; je ne savais pas ce qu’elle pouvait penser en me regardant la fixer sans un mouvement. J’étais assis au premier rang, tétanisé.

J’attendais je ne sais quoi. Qu’elle me fasse un signe, que je lui envoie un message. Je n’arrivais pas à faire le moindre geste.

Depuis 3 semaines, je venais à toutes les séances de la semaine. C’est devenu une drogue et je ne sais pas comment tout cela va finir.

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09 octobre 2012

Toutes

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©Harrygondas

J'ai connu beaucoup de filles. Et pourtant, je peux affirmer que je les ai toutes vraiment aimées.

Si on partait ensemble ...

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