Histoires partielles et partiales

05 mai 2012

Arrondi.

Je me souviens que lorsque j'étais ado, un copain m'avait dit qu'il préférait les rondes.

 

peau1

 

- Tu verras, me disait-il, dès que tu auras eu 2 ou 3 copines, tu préfèreras avoir de la chair à serrer dans tes bras.

Je n'étais pas du tout convaincu mais cette phrase m'est restée, je ne sais pas pourquoi. Un peu comme celle d’une amie qui m'a dit un jour au restaurant (sans penser aux gens qui étaient autour de nous) :

- Finalement, rien ne vaut une bonne bite.

Je revois encore les yeux des gens à côté qui tournaient la tête pour savoir qui avait dit ça. J’ai perçu davantage de rire que de réprobations, en fin de compte.

Je reviens donc à cette phrase du copain. Longtemps, je restais attiré par les femmes minces, voire maigre avec des seins menus.

Un beau jour pourtant, sans que je sache comment ça m'est tombé dessus, je me suis mis à regarder les femmes rondes. Je les ai trouvées sensuelles et attirantes. Puis, je me suis mis à les désirer et à les approcher. Je me suis demandé pourquoi ce changement; est-ce qu'il y avait une raison, une explication.

Je n'ai pas compris.

Tout est dans l'imaginaire, dans le rêve. Est-ce leur charme moins cérébral (je n'ai pas dit sans cerveau), plus corporel ?

J'ai perdu de vue cet ami. Je sais qu'il vit avec une fille belge en Belgique près de Lille. Je serais curieux de savoir s'il pense toujours la même chose.

 

Posté par arigondas à 17:11 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : ,


13 mars 2012

Traces.

- Tu as vu, le ciel est clair ce matin !

- Oui, je revis. Je me sens bien

ecarlate2

 

- Cet hiver aura été très dur

- Je sais, j’ai pété plusieurs fois les plombs

- Les racines ont tenus, c’est l’essentiel

- Je suis bien ancré

- Et si tu flottes, c’est pour revenir vers moi

- Vivons ! Vivons vite !

- Ne perdons pas de temps !

Cicatrices cicatrisées. Traces indélébiles.

Sur le ciel et la terre ...

- Fais-moi l’amour !

Posté par arigondas à 17:39 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
11 mars 2012

Ecris-moi ... encore !

Je trouve parfois de drôles de surprises dans les mails que je peux recevoir des lectrices de mon blog.

 

liv1

Il y a quelques semaines j’ai lu un message très touchant à propos des histoires que j’écris. J’ai remercié la lectrice en lui conseillant de lire quelques autres histoires que j’ai écrites en commençant ce blog et que j’affectionne plus particulièrement.

Et voilà ce qu’elle me répondit :

« Tu sais quoi ? je les ai toutes lues ! lol ... j'aime vraiment cette manière douce dont tu parles des femmes ... on a l'impression que tu nous fait l'amour. C'est beau. »

Déjà que j’étais sous le choc que quelqu’un ait lu d’une traite toutes mes histoires, elle me porta l’estocade en comparant mon style à une façon de lui faire l’amour. Je ne savais pas comment l’interpréter mais j’ai trouvé cela très beau, très touchant.

Je lui ai répondu que j’étais vraiment très ému.

Elle me répondit tout de go : «Si je t'émeus, continue toi aussi à le faire, et à me faire l'amour de temps en temps ... c'est tellement rare :) »

Rare ?

Posté par arigondas à 07:33 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags :
18 février 2012

La loi des séries

Il se trouvait planté là sur la place de la ville ; il avait bien choisi son endroit. C’est un lieu où il passe beaucoup de monde : zone étudiante, zone commerciale, zone culturelle. Une très belle zone. Il portait un jean en velours gris clair, une chemise bleu clair et pour trancher un blazer bleu marine.

J’avais moi-même un rendez-vous ; j’étais en avance et j’avais donc le temps d’observer les gens. C’est comme çà que je l’ai remarqué. Il abordait les gens, enfin des filles, ai-je constaté par la suite.

- « Encore un type qui fait des sondages », ai-je pensé.

Apparemment, le sondage devait être inintéressant car aucune personne ne s’arrêtait. Pourtant, il y mettait les formes : beaucoup de courtoisie, un brin de gentillesse et d’humour. Je me suis mis à le plaindre un instant car il devait faire 5°C maxi. Et je commençai moi aussi à avoir les pieds gelés. Je me résolus donc à marcher pour me réchauffer les pieds. Mon parcours m’amena tout près de lui. Le pauvre n’arrivait à attirer personne malgré son air avenant.

Son regard fut attiré par le mien qui observait son manège. Il vint vers moi et me dit : « Ca vous parait absurde ce que je fais, mais ça marche ! »

Visiblement, il croyait que j’entendais ses dialogues ; je lui dis qu’il n’en était rien. Alors il m’expliqua.

Il ne faisait aucun sondage. En fait, lorsqu’il abordait ces jeunes femmes, c’était tout simplement pour leur proposer de prendre un verre avec elle.

 

stat 

 

Je lui répondis : « Vous n’avez pratiquement aucune chance de trouver quelqu’un qui accepte, en plus avec un froid pareil »

- « Pratiquement aucune chance en effet ; j’ai évalué mon espérance de réussite à une chance sur cent. Et je peux vous dire que les statistiques sont exactes. En moyenne une personne sur 150 accepte »

- « Vu comme ça, évidemment, les choses sont plus positives » lui répondis-je

- « Restez un moment, vous verrez que c’est exact. J’en suis à la 67ème »

- « C’est d’accord, je vais regarder », rétorquais-je

J’allais me poser là discrètement à l’observer lorsque la personne avec qui j’avais rendez-vous arriva.

Je fis au garçon un signe d’au revoir de la main.

Je ne lui souhaitai pas bonne chance, puisque tout est écrit dans les statistiques.

- « Mon amour, combien de chance y-a-t-il que tu restes avec moi ? ».

- « De quoi me parles-tu ? » me dit-elle. « Tu ne vas pas bien ce matin ? »

Posté par arigondas à 13:36 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
21 janvier 2012

Dent bleue

 

dent 

Il y a plusieurs mois de cela, je me suis mis à explorer dans ses tréfonds mon téléphone portable, en clair à regarder toutes les options de mon Smartphone. Je connaissais le principe du Bluetooth : permettre d’envoyer un fichier à son ordinateur par les ondes. Lorsque je me suis penché sur cette option, je me trouvais dans un café ; j’ai appuyé sur « rechercher » et quelle n’a pas été ma surprise de trouver des Smartphone connectés autour de moi. Les noms allaient de SG … à Nokia … en passant par une foule d’abréviations correspondant au type de Smartphone. Mais mon attention fut attirée par un nom en particulier. J’ai lu «Pouet». En appuyant de nouveau 5 mn après «Smart Rosa » s’est affiché. Ainsi, tout le monde ne sombrait pas dans l’anonymat ; certaines personnes avaient été jusqu’à insérer un brin de poésie dans leur Smartphone. Je vais jusqu’à écrire « poésie » car pas de «Olivier Dupont» ou de «Élise martin».

Moi qui pars très vite dans des histoires, j’imaginais toute sorte de vie d’après ces noms. Je dessinais un physique, un style, un look. Très vite, je me suis demandé qui, dans ce café, pouvait se nommer Smart Rosa. J’appuyais sur la touche rafraîchir, smart rosa était toujours dans ce café. Etait-ce justement cette brune aux cheveux courts, vêtue d’un long pull rose à col roulé avec du vernis rose clair sur les ongles ? 10 minutes plus tard, elle se levit et s’en alu (euh se leva et s’en alla). Ma curiosité me poussa à appuyer de nouveau sur « rafraichir » pour voir que c’était bien elle qui venait de quitter le café. Smart rosa était toujours là. Ce n’était donc pas la fameuse fille au pull rose. Je jetais un coup d’œil ; pas d’indice. Mais cela pouvait être quelqu’un sans rapport avec le rose ; et le rose n’est pas forcément une composante exclusivement féminine non plus.

Je restais sur ma faim et quittai ce café, un peu frustré. Finalement, je m’étais bien amusé.

« Amusé » est le terme exact car je me suis pris au jeu. Quelques jours plus tard, me trouvant dans le métro, je recommençais mon opération. Je tombais sur des choses insipides et sans saveur. Pourtant, un moment, un « nom » se présenta : « Orcima de Bering » (nom modifié par discrétion pour la personne). Celà ne pouvait pas être quelqu’un d’insignifiant. Je pensais à un personnage de jeu vidéo, à un héros de bande dessinée, à une personne qui était peut-être célèbre. Imaginez si j’avais lu : Mademoiselle K.

« Tiens, c’est une idée ; je pourrais mettre un nom connu sur mon smartphone pour rigoler ; des fois que d’autres personnes font les mêmes recherches ».

Je notais le nom et je cherchais ce nom sur internet. Immédiatement, ce nom se présente en premier sur Google : j’y vois une personne au look un peu gothique, qui travaille dans le domaine artistique, qui habite en effet près de chez moi ? Il y a même sa photo sur son site. Cette fois-ci, je la reconnais. C’était elle qui était assise en face de moi : même look de visage, un peu moins maquillé et avec des habits plus fous que ce qu’elle portait ce matin-là. J’étais loin de me douter de ce qu’elle était vraiment, de ce qui faisait sa passion dans la vie. Je me suis mis à penser un instant qu’afficher son nom ainsi est un peu comme si on se déshabillait en public et qu’on ne cachait rien aux gens qui vous côtoient sans qu’ils vous connaissent. C’était en novembre. Je l’ai cherchée les semaines suivantes et je l’ai aperçue de loin montant dans un autre wagon il y a une semaine.

J’ai poursuivi mon jeu alors que je prenais le TGV en décembre. Même opération, avec, cette fois-c, très peu de nom. Je voyageais en semaine et malgré tout après le 1er arrêt, un nom apparut Lishi Kaporova (rebrandé par mes soins), pas de doute, quelqu’un des pays de l’Est. Le wagon étant un endroit restreint et comme il y avait peu de monde, je me mis à arpenter l’allée en jetant des regards à la dérobée. Difficile de trouver qui pouvait être cette personne ! Et là, je me suis dit «regarde en direct sur internet avec ce nom». Je tombe effectivement sur ce nom avec beaucoup de liens renvoyant à facebook. Une véritable histoire en direct : elle serait russe, a vécu en Belgique, pourrait vivre actuellement à Londres après avoir été étudiante à Paris. Que fait-elle dans un train qui va de Paris à Brest ? Elle rejoint Londres par ferry, elle va rejoindre des amis …. ? Sa photo est là, oui, je vois qui elle est. Elle est assise 4 rangées devant moi et j’ai encore 1h30 avant d’arriver àma destination. Que puis-je faire pour aller plus loin dans mon jeu. ? Puisqu’elle a indiqué son email, «et si je lui envoyais un mail en lui demandant ce qu’elle fait dans ce train ? » Allez, je me lance, et c’est parti ….  Que va-t-elle faire ? Comment va-t-elle régir ? Lira-t-elle son mail avant que je ne descende du train ? Je fais plusieurs passages dans l’allée en allant prendre des cafés (4 en tout). Toujours rien ! Elle m’a regardé un moment ; se doute-elle que c’est moi qui lui ai envoyé le mail ou bien est-elle intriguée par mes déambulations dans l’allée ?

Mon train arrive à destination ; je n’ai rien reçu. Je dois laisser le train continuer sa route avec elle. Après tout, rien n’est terminé.

Le temps de sortir de la gare, je consulte une dernière fois mon email. Et là, je lis «vous avez reçu un message». C’est elle : elle me demande qui je suis et quand je l’ai aperçue. En fait, elle croit que je suis quelqu'un qui la connait et l’a aperçue à la gare de Montparnasse. Je lui explique à demi-mot  que je me trouvais dans ce train  et je la complimente sur sa tenue ; j’ai retenu surtout les bootes montantes ivoire sur un collant à maille style filet de pêche. Elle est intriguée, croit que je suis vraiment quelqu’un qui la connait et qui lui joue une farce. Elle sera à Londres le lundi suivant, m’écrit-elle. Je lui ai dit que j’étais un parfait inconnu, elle semble peu convaincue. Elle passera bientôt à Paris. Alors peut-être.

Décidément, j’ai trouvé un nouveau moulin à histoires …

Posté par arigondas à 10:25 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,


25 décembre 2011

Les contes de Noël

Lorsque j'étais enfant, j'aimais lire et relire les contes de Noël. C'était surtout des contes provencaux. Et toute la magie de ce jour m'enchantait et me faisait rêver.

Et ce matin, je me suis réveillé en pensant à un billet que j'avais écrit il y a presque 2 ans. C'était en janvier 2010. Et je me suis dit que cela faisait un beau conte de Noël.

xmas1

Désormais, chaque année, je pense que cette histoire s'ajoutera à toutes les autres qui sont inscrites dans ma mémoire.

Joyeux Noël à tous !

 

Posté par arigondas à 23:52 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
09 décembre 2011

La bonne pêche

 illustr1

Que l’amour est bizarre, incohérent et absurde !

Il suffit que je regarde autour de moi dans un rayon très très proche de mon entourage pour trouver les cas les plus différents et sordides.

Il y eut celle qui était déjà trompée avant son mariage et qui a dû organiser avec ses sœurs une véritable traque pour piéger son mari.

Et puis celui qui ne se doutait vraiment de rien et qui, lorsqu’il rentra chez lui un soir, tourna la clé, ouvrit la porte et trouva bien rangé une table, les chaises mais pas l’armoire, ni le lave-linge, quelques assiettes et, au milieu de cet amoncellement organisé, une toute petite enveloppe avec une carte de visite indiquant l’adresse de l’avocat à contacter.

Ce fut  celle, telle Anne qui ne voit rien venir et attend son amoureux depuis des années qui est parti très loin et qui a toujours de bons prétextes pour ne pas revenir et qui se mariera de dépit ; la mariée donnait le bourdon.

Je dois aussi évoquer celle qui entretint la relation avec son amant depuis des dizaines d’années et qui ne trouva rien de mieux que de quitter son mari le jour de sa pré-retraite.

J’allais oublier celle qui eut sa vengeance posthume vis-à-vis de celui qui l’avait abandonnée avec ses 3 enfants très jeunes et dont l'ex, lorsqu’elle mourut (très jeune) à peine deux années après, a dû reprendre ses enfants et qui s’est fait larguer dans la foulée et ne s’en remit jamais.

Alors, ne me parlez pas de celles qui ont collectionné les amants et qui, l’âge augmentant, se sont assagies mais seules.

Et moi alors dans tout çà, mon histoire ne fut  pas simple mais terriblement banale au milieu de tout cela.

Hé oui, nos vies peuvent être terriblement banales. Nos états d’âme ne sont rien à côté des quelques histoires que je viens de raconter et que l’on pourrait chacune développer sur des dizaines de pages.

Je viens de vous parler de toutes celles (jeunes et moins jeunes) que j’ai côtoyées en étant enfant. J’avais au plus 5 ans et nous avons grandi en nous voyant périodiquement.

Est-ce que toi aussi ça te bouleverse
Ces quelques cendres que l'on disperse ? 
Est-ce qu'aujourd'hui au moins quelqu'un te berce ?

Posté par arigondas à 22:53 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
14 septembre 2011

Le détail qui tue.

Alors que j’étais occupé à observer la jeune femme plantureuse qui me jetait des regards, elle est arrivée.

Elle s’est assise, sure d’elle. Elle avait une allure qui ne laissait personne indifférent. Un comportement qui signifiait qu’elle serait frustrée si tous les regards mâles ne sont pas braqués sur sa personne.

Elle m’a intrigué puis elle a attisé ma curiosité. Je ne savais pas lui donner d’âge. Vraiment pas, même en réfléchissant beaucoup.

A regarder la façon dont elle était habillée, je lui aurais donné 20 ans maximum. Petit jean bleu clair moulant, un peu court laissant apparaître de ravissantes socquettes roses rayées de blanc. Pour compléter, elle portait des petits tennis Adidas de la même couleur. En haut un chemisier blanc de dentelles, déboutonné amplement qui laissait voir ses seins bronzés, et au-dessus une veste jean beige claire.

Ce qui me rendait le plus interrogateur était son visage. Elle avait les cheveux blonds (décolorés bien sûr). Des mèches uniformes lui masquaient le front et ne permettaient pas de lui donner un âge.

Au-dessus de ses lèvres, des plissures dont je ne savais pas affirmer si c’était dû à un « aléa » quelconque ou à un lifting qui avait fait long feu. Bref, une allure jeune avec un visage qui me laissait très perplexe.

Et plus il m’intriguait, plus il m’attirait. C’est bien connu que tout ce qui est caché, tout ce qui conserve une part de mystère, attire.

Et pour couronner le tout, elle sortit l’accessoire « indispensable » à toute jeune fille moderne : un rutilant Iphone blanc. Je soufflais. J’allais entendre sa voix et enfin me faire une idée de la façon dont elle s’exprimait.

Je n’eus pas besoin de l’entendre articuler quelques phrases. Un détail me mit la puce à l’oreille.

 

spirale1De son sac, elle sortit un carnet de cuir marron ; de petite taille et à spirales ; c’était en fait un répertoire de noms.

- Tiens ! me dis-je. Un numéro qu’elle n’appelle que rarement et qu’elle n’a pas mis sur son téléphone !

Elle y chercha un n° de téléphone pour appeler ce qui devait s’avérer être celui d’une amie proche.

Le carnet de cuir marron était tanné et vieilli ; de celui que l’on a depuis des années et qui est très précieux.

A présent, mon doute était levé, son carnet et elle ne faisait qu’un. Tout le reste n’était qu’illusion. Je pouvais à présent détourner mon regard et continuer ma lecture de Charly 9.

Posté par arigondas à 23:54 - Commentaires [14] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
26 août 2011

Des couleurs de l'été.

 Je vais réécrire, doucement. C’est bizarre comme parfois l’envie vous passe un jour. Vous laissez traîner ; cette envie demeure toujours en vous mais vous ne voulez pas écrire.

Le temps suspendu de l’été, un peu de nonchalance font que je reste là sans pouvoir sortir un mot.

Pourtant, les images sont là et les impressions qui vont avec.

Ainsi, cette jeune femme qui est venue s’asseoir en face de moi alors qu’il y avait de la place ailleurs.

-Tu n’avais pas besoin de te coller et de perturber l’agencement de mes jambes.

Pour la définir, une couleur : le rouge et une ligne géométrique : le trait.

Curieux agencement : le rouge à lèvres de la journée a disparu de ses lèvres pour ne laisser que des traces sur les bords extérieurs de ses lèvres.

Et dépassant de son débardeur ocre, les bretelles de son soutien-gorge : rouges elles aussi.

Du même rouge. Peut-être qu’elle l’a fait exprès.

Si c’est le cas, c’est réussi. Le rouge attire toujours autant l’œil.

les ombres aussi peuvent être blanches

Posté par arigondas à 20:41 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
Tags :
26 juin 2011

Images

J'avais fait toute une série de photos dans la pièce principale; jouant avec les couleurs de ses vêtements. Du rouge vif au blanc pâle. La lumière rendait bien à travers le jaune des rideaux.

Lorsque je décidai de faire des portraits, nous passâmes dans sa chambre. Le temps de cadrer mon objectif, elle avait déjà pris sa guitare. A l'enchantement et à la douceur de l'ambiance est venue se rajouter la douceur de sa voix.

Je venais de passer une matinée magique et j'avais été définitivement conquis.

 portre

Posté par arigondas à 01:49 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
29 mai 2011

Dialogue de sourd

 

Acte 1 : J’étais attablé avec des amis dans un restaurant asiatique du quartier chinois de Paris. Je me souviens de l’atmosphère. Les vitres du restaurant étaient couvertes de vapeur. Dehors, il faisait nuit, il avait beaucoup plu et les trottoirs brillaient. La lumière des néons et des lampadaires faisaient un joli reflet coloré. Et à l’aide de ma cuillère, je finissais une boule coco.

J’avais les yeux fixés sur mon assiette lorsque je vis apparaître, juste à côté de mon assiette, une main. Et dans cette main, un porte-clés avec, à son extrémité, une petite fille qui clignotaient dans des couleurs qui passaient du rouge au violet et au vert. Le temps de relever la tête, la jeune femme déposa un papier à côté. « Je suis sourde, aidez-moi … ». Je l’ai regardé droit dans les yeux ; elle est allée vers une autre table. Elle était de taille moyenne. Elle portait un pantalon de velours gris à fine côte et, sur sa chemise cachemire, elle avait mis une veste de survêtement rouge vermillon avec les 3 bandes de la marque de sport. Et elle avait noué sa courte chevelure avec un élastique.

 

ouie

Elle repassa 5 minutes plus tard ; et, le temps de reprendre papier et porte-clés, elle est sortie du restaurant s’enfuyant dans la nuit de la ville

Acte 2 : nous sommes le surlendemain ; il est 13h30. Je suis (à nouveau) attablé dans un restaurant avec une amie. Changement de quartier : Belleville (toujours à Paris). Nous sommes cette fois-ci au début du repas ; je n’ai pas encore commandé. Il fait clair dehors, le soleil pointe. Par contre, la salle est peu éclairée à part les rayons du soleil qui se reflètent sur les tables de l’entrée. Je jetai un regard sur les gens qui se trouvaient aux autres tables. J’aime regarder ce que les gens font. Et là, à 2 tables de la mienne, je suis interloqué ; j’aperçois une jeune femme de profil qui ressemble à cette jeune fille de l’avant-veille ; celle qui était sourde. Elle porte le même haut rouge mais a mis cette fois-ci une jupe ample à ourlets. C’est certainement son sosie, voilà tout. Quelques minutes après, cette jeune femme se lève pour se diriger vers les toilettes et passe devant moi, elle ne me regarde pas. Mais à présent, je suis certain que c’est elle ; elle a le même regard et puis je reconnais à l’instant son bracelet à breloques qu’elle portait sur son poignet droit.

Elle revient des toilettes et me fait alors face ; je la fixe, elle s’en aperçoit ; elle revient s’asseoir à sa table.

Acte 3 : je quitte le restaurant et vais payer au comptoir. La jeune femme est toujours à sa table avec un homme et une femme. Je ne la regarde pas vraiment lorsque je réalise qu’elle est en grande conversation verbale avec ces deux personnes. Elle constate à nouveau que je la fixe ; elle a compris que j’ai compris.

... As girls go !

Posté par arigondas à 09:19 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
23 mai 2011

Mourir d'amour

J'en suis convaincu; elle m'aime. Et si elle est partie avec lui, c'est qu'elle n'était pas bien à ce moment-là. Et elle reste avec lui parce qu'elle n'a pas le courage de le quitter. Et lui qui en profite, qui ne l'aime pas vraiment; qui sait bien qu'il ne restera pas toute sa vie avec elle.

Un matin, je me suis réveillé avec des idées claires. Puisqu'il ne peut pas la quitter, je vais le supprimer de sa vie. Je vais l'occire, le faire passer de vie à trépas.
Ce que je croyais ne jamais m'arriver est là en moi; j'ai vraiment envie de le tuer. Je réfléchis à la meilleure façon de le tuer. Comment ne pas laisser de traces, ne pas me faire prendre ? Camoufler l'assassinat en suicide, le trucider et bouleverser l'appartement pour faire croire à un cambriolage qui a mal tourné.Trafiquer les freins de sa voiture.

Je ne pensais pas qu'un jour cette envie de passer à l'acte m'arriverait.
Plusieurs fois, je suis passé devant chez eux. Je me souviens de ce balcon où j'espérais les apercevoir et guetter leurs faits et gestes. Chaque passage confortait ma conviction.
Bien que je savais que je serais certainement confondu, j'échafaudais minutieusement mon plan.

Et puis, un soir, en contemplant la lune qui brillait dans un ciel nuageux, j'eus cet éclair. En admettant que mon crime soit parfait; comment pourrais-je trouver la force de vivre avec celle que j'aime alors que j'aurai tué son amant ?
A partir de ce moment, toutes mes envies se sont estompées.
J'avais été réellement pendant quelques semaines dans la peau d'un assassin.

... tous les mots que tu me disais ...

Posté par arigondas à 00:05 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : ,
12 mai 2011

Cette (7) fois.

 

Premier tagage de ma vie de blog. Il fallait bien que je m’y mette un jour, surtout lorsque cela vient de la douce océane.

Je suis superstitieux sans vouloir l’être. Ainsi une amie m’avait mis une petite photo du pape dans ma voiture en me disant que ça me protègera. Bien que très peu branché religion, je n’ai jamais osé enlever la photo. Mieux que çà, je l’ai mis dans ma nouvelle voiture. Pareil, j’avais un stylo dans cette voiture, jamais je n’osais le mettre ailleurs ; il a disparu. Cela ne m’a rien fait car ce n’était pas moi qui l’avait enlevé, mais jamais je n’aurais enlevé de moi-même de peur que cela me porte malheur.

Je monte les marches plus vite que je ne les descends. Impossible d’aller vite, je me fais dépasser par tout le monde. J’ai eu beau essayer toutes les méthodes, je n’arrive pas à foncer.

Lors d’une de mes premières aventures, nous avons flashé tous les deux et 2 heures après, je suis allé chez elle et nous ne sommes pas sortis de son appartement pendant 2 jours et demi.

Je suis paresseux (pas fainéant) ; c'est-à-dire que j’aime bien me reposer, rêver. Si bien que je suis toujours à me presser, à travailler vite pour être débarrassé des tâches à faire.

Je n’ai jamais fumé dans ma vie ; au maximum 20 cigarettes dans ma vie. Pas par rigueur, mais parce que mon père fumait du tabac brun, que j’étais habitué à cette odeur et que donc je suis allergique à l’odeur du le tabac blond

J’ai besoin de me laver les cheveux tous les jours même s’ils ne sont pas sales. Je ne me l'explique pas.

J’ai couché une fois avec quelqu’un qui présentait le journal du 20h sur une des 2 principales chaines

Posté par arigondas à 07:31 - Commentaires [19] - Rétroliens [0]
Tags : ,
27 avril 2011

Mise à sac

Tu veux faire classe, tu t'habilles comme si. Tu lis le Fig Mag.

Mais qu'est ce qui t'a pris de trimballer avec toi cet horrible sac Hédiard !

On dirait que tu as récupéré des morceaux d'un ciré rouge vermillon pour en faire un cabas laid et agressif pour les yeux.

En fait, tu as le look SM. Voilà ! C'est çà.

   raidebague

 

Posté par arigondas à 21:26 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
22 avril 2011

Tout, tout de suite …

 

             main_2             Je voudrais tout, tout de suite

Tous les projets qu’elle avait en tête vont pouvoir enfin se réaliser puisqu’elle vient d’hériter d’une belle somme d’argent. Bel avenir heureux et serein plein de projets !

Et pourtant, une semaine après, juste avant Noël, le crabe vient de la pincer furieusement ; une vilaine morsure à la gorge. « Une chance sur deux », lui a-t-on dit.

Elle lutte et en même temps ne sait pas vraiment ce qu’elle fera l’année prochaine, si elle est encore là.

Alors, elle est partagée entre la frénésie de tout dépenser et celle d’en garder au cas où.

Pour l’instant, c’est le côté « cigale » qui prime. Une façon de faire un pied de nez au destin et d’être certaine d’être gagnante sur au moins un des deux tableaux.

Et dire qu’à un mois près, elle a le même âge que moi !

Fifty-Fifty chance ...

Posté par arigondas à 19:40 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
10 avril 2011

Que n'ai-je ?

- "Tu as vu derrière toi? On dirait qu'il neige ?" me dit-elle à l'oreille.

- "Ce n'est que les pétales des fleurs de cerisier qui volent au vent" lui soufflai-je.

Elle ferma les yeux et laissa aller sa tête en arrière; elle se mit à sourire.

Elle était belle dans sa robe à fleur violette. La taille était trop grande pour elle et laissait entrevoir la naissance de son corps.

J'avais la sensation de retomber en enfance.

sUr Le FiL

mainels

Posté par arigondas à 17:26 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags :
18 mars 2011

Mains baladeuses

main
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ses mains allaient et venaient au rythme planant de la musique. Elle avait attaché ses longs cheveux. Ses jambes flottaient dans son velours gris clair à fine cotes et ses bras étaient légèrement halés. Son visage n'était pas franchement beau mais il dégageait une aura intérieure faite de sagesse de simplicité et de pureté.
Et à chaque fois que je la quittais, je m'étais laissé aller complètement. Un esprit sain dans un corps sain ! Alma In Corpore Sano. Empli de bien-être dans tout mon corps et dans mon esprit. Je pensais qu'elle était bien plus qu'une excellente masseusse.
REACTEUR d'émoi !

Posté par arigondas à 16:05 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
15 mars 2011

Toi, moi, nous ...

Au hasard des pérégrinations journalières : voisins de passage, petits détails croqués, gobés. Impression, imagination à partir de trois fois rien.
Hier deux aperçus différents : la première personne, c'est moi qui la remarque en m'asseyant à côté d'elle parce que c'était la seule place disponible. Avant de m'asseoir, j'ai un bref instant aperçu sa silhouette, son visage : elle est de celles qui me séduisent sans que je puisse y échapper bien que je sache que cela n'est pas vivable car borné dans le temps. L'air artiste, sensible, le regard éthéré, un look un peu garçon dans son blouson de cuir marron et son pantalon large en coton satiné marron. Elle est assise contre la vitre du wagon; elle gribouille furieusement sur son carnet de papier uni blanc : mi-dessin, mi-texte.  Elle me fait penser à une blogueuse que je lis régulièrement mais en me tournant vers elle et d'après les photos que cette dernière affiche son blog, je réalise que ce n'est pas elle. Je parviens à lire une phrase écrite au stylo rouge "j'ai mal au pouce gauche. Un instant, je le prends pour moi mais c'est au pouce droit que j'ai mal. Elle sort son briquet, s'en sert pour tracer un trait qui entoure son briquet, elle dessine un briquet. Elle prend ensuite son paquet de cigarettes, des Camel; elle fait de même et se lance dans le dessin d'un magnifique chameau.
 
feuil2

Puis, elle referme son carnet, l'ouvre à nouveau, cherche en vrac une page libre (je comprends qu'elle y écrit sans un ordre précis). C'est cette fois-ci pour y écrire des mots comme "Gna-gna-gna" en majuscule. Elle écrit dans un autre espace de la page : " je suis comme ça aujourd'hui".
Etrange personnage, attirant; je dois descendre et changer de train. Elle reste à sa place et lorsque je suis descendu sur le quai, je jette un coup d'œil vers la fenêtre du wagon; à travers les reflets de la vitre, j'aperçois son visage qui me regarde à la dérobée.

Lorsque je m'apprête à prendre mon deuxième train, c'est l'inverse qui se produit : une jeune femme plutôt classique d'apparence, un peu boulotte, vêtue d'un long manteau en laine de couleur marron lui aussi, me fixe à plusieurs reprises. Elle a l'air sympa. Lorsque je monte dans mon autre train, elle vient s'asseoir en face de moi alors que le reste du wagon est vide. Nous nous fixons ainsi à tour de rôle pendant 10 minutes. Je note une certaine fantaisie dans le détail de ce qu'elle porte, notamment sa montre : petite, rectangulaire avec des chiffres "mous". Je suis fatigué et n'ai pas envie de l'aborder.
C'est ainsi parfois que les jours se passent : rencontrer des gens, profiter du moment qui passe et se laisser porter.

Posté par arigondas à 21:32 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
08 mars 2011

Merci Sara

Il y a quelques semaines, j’écrivais ceci :

 sara2

C’est étrange ! On retrouve presque mots pour mots le discours que prononça Sara Forestier lorsqu’on lui a remis le César de la meilleure actrice pour le film « le nom des gens ».

Elle a déclaré qu’elle était vierge, il y a encore un an …

Merci Sara pour cet hommage bloguesque que tu m’as rendu et que je voulais demeurer caché, mais une lectrice m’a découvert.

Posté par arigondas à 20:02 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
09 février 2011

Je vous salue, Marie.

- "Que de changements en une seule année !" me dit-elle?

"Jeune vierge j'étais; jeune je suis encore. Certes jusque là, rien d'anormal." ajouta-t-elle

 

mary1


Elle poursuivit le singulier bilan de 2010.

- "Mais qui allait penser que je finirais comme la sainte Vierge en à peine 12 mois ?"

- "Raconte", dis-je, empli de curiosité.

- "J'ai pu stopper le cours du temps" conclut-elle

Vivre vite ...

Je lui demandai : "Et à présent, de quoi as-tu envie ?"

Posté par arigondas à 22:35 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags : , ,